Pas de tomates québécoises dans le ketchup


Les Québécois ne sont pas près d’avoir des tomates de leur coin de pays dans leur bouteille de ketchup, selon un haut dirigeant du géant américain Kraft-Heinz.

« Pour le second, je ne crois pas qu’il y ait de manufacturing de tomates industrielle au Québec et lors de notre rencontre avec le ministère de l’Agriculture, à la mi-décembre, on a appris qu’il n’y a aussi aucune usine de transformation », a expliqué au Journal Ben Auber, responsable des achats de tomates pour Kraft-Heinz Amérique du Nord.

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À la mi-novembre, le gouvernement Legault a accordé un prêt de 2 M$ à la multinationale américaine de Chicago la même journée où il lançait sa vaste campagne nationale Achetons québécois.

En entrevue au Journal, la directrice de l’usine Kraft Heinz à Mont-Royal, Danielle Nguyen, avait alors affirmé que son souhait était de s’approvisionner de tomates du Canada.

« Pour l’instantaneous, je ne peux pas me prononcer là-dessus, mais notre objectif, c’est vraiment de faire ça au Canada », avait-elle avancé.

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Or, deux mois plus tard, il y a peu de probabilities que les tomates qui serviront à faire le fameux ketchup au Québec viennent de nos champs ni même de ceux de l’Ontario. Du moins à courtroom terme. 

C’est que pour Kraft Heinz, le fruit n’est pas mûr.

À la mi-décembre, des membres du gouvernement Legault et de l’industrie ont eu une rencontre virtuelle pour en discuter, a rapporté La Terre de chez nous, mais les discussions ne semblent pas avoir porté leurs fruits encore.

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« Le ministère [de l’Agriculture] n’avait pas l’air de savoir que le problème serait d’avoir une usine de transformation proche des tomates. C’est un peu ce qui a été positif dans ce rendez-vous. On a pu s’apprendre mutuellement plusieurs choses », a partagé Ben Auber de Kraft-Heinz.

« Ils pensaient que l’on envoyait juste les tomates à notre usine de Montréal pour en faire du ketchup, alors il leur manquait une part de manufacturing », a-t-il poursuivi.

Ben Auber a précisé qu’il achète la plupart de ses tomates de Californie et que c’est la pâte de tomate qui est exportée ici pour faire la sauce rouge.

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De son côté, Pascal Forest, président des Producteurs de légumes de transformation du Québec (PLTQ), s’est dit prêt à essayer les cultivars de Kraft-Heinz pour faire pousser leurs sorts de fruits au Québec.

« Il n’y a pas que le ketchup qui sera fait à l’usine de Mont-Royal, alors peut-être que nos tomates québécoises pourraient aller dans leurs sauces ou d’autres utilisations », a-t-il conclu. 

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