Les Canadiens réadmis dans l’Union européenne


Les pays de l’UE ont convenu de rouvrir les frontières de l’Union et de l’espace Schengen à partir de mercredi aux voyageurs d’une liste de 15 pays, dont le Canada, mais qui exclut les États-Unis, selon un communiqué officiel publié mardi.

Cette liste de pays dont la scenario épidémiologique liée à la maladie COVID-19 est jugée suffisamment sûre pour la reprise des voyages, doit être actualisée toutes les deux semaines. Elle compte également l’Algérie, l’Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay.

Advertisement

Elle inclut également la Chine, mais uniquement à situation qu’elle admette sur son sol les visiteurs venant de l’UE, ce qui n’est actuellement le cas que de façon limitée.

Sont en revanche exclus de cette liste, qui a vocation à être actualisée toutes les deux semaines, les États-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie, avec 125 928 décès pour près de 2,6 hundreds of thousands de cas répertoriés. N’y figurent pas non plus le Brésil, la Russie, l’Inde, la Turquie et Israël notamment.

Bien qu’ayant quitté l’UE le 31 janvier, le Royaume-Uni n’était pas concerné par les restrictions de voyage.

Advertisement

Les voyages «non essentiels» vers l’Europe ont été interdits depuis la mi-mars, afin de lutter contre la propagation de la pandémie.

Le vote porte sur une recommandation qui n’est pas contraignante juridiquement, les pays de l’UE étant souverains sur le contrôle de leurs frontières. Mais ils sont d’accord pour se coordonner en raison de la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen, où les restrictions décidées pour lutter contre la pandémie ont été peu à peu levées.

Prise entre des impératifs sanitaires et le souci de faire redémarrer une économie frappée par la crise en favorisant le tourisme, l’UE a convenu d’autoriser à nouveau les voyageurs de pays tiers à partir du 1er juillet, mais de façon «partielle et progressive».

Advertisement

Mais l’élaboration de la liste a été une entreprise ardue, en raison de ses implications économiques et diplomatiques. Certains États membres mettaient en trigger la fiabilité des données fournies par des pays tiers, comme la Chine.

Et les Européens étaient plus ou moins désireux de lever les restrictions. Très dépendante du tourisme, la Grèce a pour sa half commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

Les Européens privilégient les visiteurs venus de pays dont la scenario épidémiologique est semblable à celle de l’UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure. Le taux de nouveaux cas de COVID-19 ne doit pas excéder 16 pour 100 000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours.

Advertisement

Autres critères, une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par le pays tiers pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de assessments.

La scenario de la pandémie des États-Unis prive donc le Vieux Continent des touristes américains qui viennent en nombre chaque année: en France, ils étaient 5 hundreds of thousands en 2019. En Italie, touchée de plein fouet par la pandémie, leur absence cet été se traduira par une perte de 1,eight milliard d’euros, selon le principal syndicat agricole, la Coldiretti.

Alors que l’entrée aux États-Unis est interdite aux voyageurs venant de la plupart des pays européens depuis le 13 mars, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit espérer une answer «dans les prochaines semaines» pour la reprise des échanges, estimant qu’il était «necessary pour les États-Unis que les Européens puissent revenir», et réciproquement.

Advertisement